Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 16:17

Un petit intermède citadin avant de vous lancer à l'assaut du désert !

Le 15 septembre prochain aura lieu à Porto au Portugal la première édition d'un raid génial !

Au programme, des challenges incroyables à réaliser, une ville à découvrir autrement, des peurs à dépasser et de nombreuses copines à se faire !

C'est une course qui se fait en équipe de 2, ainsi si votre meilleure amie ne se remet toujours pas de votre choix de coéquipière pour le Rallye des Gazelles (oui, vous êtes partie avec votre belle-mère...), voilà une formidable occasion de vous racheter !

C'est une course d'une journée, vous partirez un week end et ça sera inoubliable.

Allez sur le site : www.popinthecity.com, inscrivez-vous à la newsletter... vous allez adorer ! 

Par Le Pari des Gazelles - Publié dans : Coeur de Gazelles
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 16:05

Elles sont drôles, elles n'ont pas leur langue dans leur poche, elles ont une pêche d'enfer et la niac : Nadia et Fred repartent au Rallye des Gazelles !!!

A bord du Barbie Racing version 2012, Fred la belle blonde et Nadia l'aviateur vont nous tenir en haleine de longues journées.

On a hâte de les voir réveiller les pierres du désert, enflammer les pistes de Taroudant et chevaucher l'erg Chebi !!!

Go l'équipage 223 !!!

Pour découvrir tous les équipages, cliquez ICI

Par Le Pari des Gazelles - Publié dans : L'équipage 2012
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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 05:30

On en profite pour donner des stylos à 30 gamins déchaînés qui hurlent se battent à coup de poing pour un Bic ! eeeuh… attendez les enfants j’en ai d’autres… Les balises suivantes suivent bien, avec toujours des arrêts et à quelques balises suivantes nous rencontrerons « Sophie la japonaise » et déjeunerons d’une ration avec elles !

Au départ d’une balise nous nous retrouvons dans un paysage martien : sable orange, pierre volcanique, soleil à dessécher des lézards, monts rocailleux indétectables sur notre carte… il est impossible de prendre les monts qui sont entourés de saignées d’oueds profondes… il faut prendre l’oued en dévers et se laisser guider… on s’accorde une pause pour que Marie puisse reprendre son souffle ; on monte en haut d’une crête pour se retrouver avec une vue irréelle à 360° autour de nous… Nous sommes seules, il y a du vent (Clem t’as la feuille de route ??), pas une voiture à l’horizon, et des espèces de météores partout… c’est beau c’est beau c’est beaaaaaaaaaaau…

On repart et on croise une presque plaine – serait-ce du vert, là ? – puis un paysage lunaire : un flanc de plateau en pierres noires plates sur lesquelles on laisse nos traces bien droites… et là : « Clem, on chauffe »

Aouch. Tout allait bien. On était tranquilles. Et là il faut qu’on chauffe à nouveau… On s’arrête, on ouvre le capot et là : de la vapeur s’échappe : le radiateur a à nouveau lâché, mais à un autre point d’attache, celui du haut… Nous n’avons pas les outils pour démonter et faire une soudure à froid proprement, nous faisons donc avec les moyens du bord, la gratteuse des canadiennes, on colle comme on peut la pâte pour la soudure, puis on attend, anxieuses, que le moteur refroidisse ; on sort notre jerrican et on ouvre le radiateur… on y passe 10L d’eau… il nous reste dans notre jerrican 14L et quelques bouteilles d’eau à boire. On essaie de caler le radiateur pour qu’il ne soit plus secoué, on fait ça avec un gant en cuir, puis un autre que l’on fixe entre le radiateur et l’avant du capot…

 

Une fois que la soudure est sèche on repart doucement, notre balise n’est pas loin et on y retrouve Marie et Pénélope qui nous font décidément bien marrer. On partage quelques Wasa et du pâté de lapin, mais les filles, comme nous, en ont marre. Des gamins arrivent à pied de Fezzou : donne-moi un stylo, donne-moi un biscuit, donne-moi une cigarette. Et je m’appelle pas Monsieur bordel !

 

Les filles nous ont laissé le reste de leur eau (leur jerrican est percé) et nous avons re-rempli notre radiateur ; il ne nous reste plus que 15L plus les bouteilles d’eau. Nous repartons, la balise d’après est la 8e et on se dit qu’on va aller la chercher puis rentrer au bivouac. Mais alors que nous sommes sur le chemin, Marie insiste poru que nous nous arrêtions à nouveau pour vérifier et notre soudure a à nouveau cédé. Nous n’en pouvons plus… Heureusement Annick notre Maman du rallye arrive avec Soraya. Elles nous donnent le reste de leur eau, et Marie me force à voir la réalité en face : il faut renoncer aux trois dernières balises et rentrer au bivouac pour éviter de couler le moteur et d’être obligées d’abandonner la course pour de vrai…

 

Dur moment, nous sommes au bord de grandes montagnes lunaires, mais derrière nous s’étend la plaine immense, et un vent chaud souffle. Marie verse la fin de notre bidon, et la moitié du bidon des filles. Il nous reste 30 kilomètres à faire.

 

Nous repartons plus doucement pour ménager notre monture (ah, combien de fois utiliserons-nous cette expression dans ce rallye…), et c’est le soulagement qui remplace la frustration. Merci Marie de m’avoir convaincue de rentrer, je me sens mieux ! Tu as eu raison, c’est stratégique et ça va nous permettre de rentrer « tôt », de voir les filles, bref nous avons besoin de réconfort et quoi de mieux qu’une soirée entière avec les gazelles, des sourires et des mots d’encouragements de nos copines.

 

Au bout de 15 kilomètres, Marie, toujours prudente, s’arrête pour vérifier l’état du radiateur. Panique, ça siffle, l’eau s’est en grande partie évaporée. Je reconnais El Rich, le mont qui ressemble à un tentacule de poulpe… 2 ans après !

On doit s’arrêter encore quinze minutes pour que le moteur refroidisse. Nous y versons le reste de l’eau, nous n’en avons plus à part les quelques bouteilles que nous avons gardées à boire. Le vent souffle, le soleil est en train de se coucher, les différents plans de reliefs sont plus difficiles à identifier…

 

Quand nous repartons je n’arrive plus à me concentrer et au bout de peu de temps nous nous retrouvons dans un champ cauchemardesque de pierres, au pied de petits monts et de palmiers, une palmeraie pleine de galets coupants… Je ne sais plus où on est exactement, quelle montagne il faut contourner… Les nerfs lâchent !! Je pleure un coup, on attend, Marie m’aide et on retrouve notre chemin. C’est pas loin El Fecht !!

 

Et enfin nous y voilà, après 5 kilomètres de conduite prudente sur des lames de couteau et des épines d’acacia, voilà le bivouac qui se dessine… on peut rentrer, pleurer un bon coup, mais on est heureuses, les mécanos vont pouvoir travailler sur la voiture, s’il faut aller chercher des pièces au village, et on pourra repartir demain.

Par Le Pari des Gazelles - Publié dans : Edition 2010
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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 05:28

Après cette épopée dans les dunes nous sommes heureuses de récupérer une portion de route goudronnée jusqu’au village où est stationnée la pompe Total pour faire le plein pour la 2e journée de l’étape marathon. Ca nous fait toujours rire quand on reprend une très bonne route après une partie éprouvante du rallye, et qu’on est là avec nos casques, sur une route en parfait état qui pourrait très bien être une nationale française. On se croirait un peu dans un film d’aventure quand les personnages viennent de risquer leur vie et se retrouvent dans la vie normale avec des habits en lambeaux.

Nous on met de la musique et on chante un peu.

 

A la pompe on apprend les mauvaises nouvelles avec son lot d’amplification : Claire et Muriel ont fait un tonneau, ont été héliportées, mais elles sont indemnes ; Chris et Eva aussi, et Carole Montillet aussi ? bref comme tout le monde mélange les numéros d’équipage et les histoires… il y avait certainement l’hélico en train de filmer, et les copines ont toutes bien fait un tonneau sauf Carole et Syndiely. Ca ne nous empêche pas d’être inquiètes pour elles et de nous dire que ce rallye est vraiment plus extrême que d’habitude… Loin de nous douter de la suite des événements !!

 

Bien décidées à dormir à la balise qui doit ouvrir le lendemain on part avec toutes nos copines de la tête de course : piste piste et piste… toutes les voitures doivent se suivre et nous craignons les points de pénalité !!

Nous arrivons finalement à bon port de nuit, nous ensablons lamentablement à quelques mètres du bivouac… pour nous coucher au pied de notre balise et fêtons l’anniversaire de Marie dans un brillant bivouac avec toutes nos copines de la tête de course, et sans toutes nos nouvelles copines de notre groupe.

Champagne, Sancerre Mellot et Laloue, rouge, blanc, casserole de pâtes au pesto et au sable (ne nous mentons pas…), pâté délicieux, crackers, crottins de chavignol... La soirée est très bonne et nous finirons tôt au lit sous une lune qui donnera envie à certains de grimper la dune.

 

Le lendemain matin, on repart en arrière pour aller toper notre CP (puisque nous avons dormi avec les filles qui n’étaient pas dans notre groupe). Pour repartir on se risque à prendre des dunes minuscules pour aller au cap, et là, c’est l’erreur à ne pas faire… on se tanke à plat, mais heureusement fortes de nos expériences de la veille on dégonfle immédiatement pour ressortir… Dégonfler c’est vraiment la plaie car ca prend super longtemps, et ensuite un mètre plus loin il faut regonfler, mais quand on sent qu’on ne pourra pas sortir sans dégonfler, pas la peine d’insister ! Ainsi donc nous prenons une petite passe que nous semblons être seules à avoir empruntée… Nous nous félicitons de notre excellent choix et rattrapons ainsi une bonne dose de retard, puisque plus tard nous traçons au cap et voyons toutes nos copines arriver à notre droite. Là des oueds cauchemardesques faits de sable durci, profonds, des saignées assassines pour la voiture… on y va avec toutes les précautions possibles, c’est une vraie plaie ! puis topons la balise qui s’est nichée derrière au bord d’un ruisseau. Dominique est là et elle voit qu’on en a marre des terrains impraticables ! ah bon, ça fait partie du rallye ? bon bon bon…

 

Par Le Pari des Gazelles - Publié dans : Edition 2010
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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 05:28

On repart pour la balise suivante, assistées de nos chères copines, le sourire aux lèvres et le compas aux dents.

Toujours est-il que dans notre regain de confiance en allant vers la balise suivante nous n’entendons pas nos chères 179 qui nous klaxonnent alors qu’elles se tankent et que nous continuons d’avancer comme des lâches… alors qu’on se retourne elles ne sont plus là, mais nous voyons plusieurs voitures au loin qui sont ensemble et nous pensons qu’elles ont prêté main forte au Hummer qui a l’air coincé.

Nous nous en voulons car nous ne voulons pas qu’elles croient que nous les avons lâchées alors que nous les avons convaincues de prendre les dunes en leur assurant que nous resterions avec elles. Mais il est impossible de faire demi-tour ; nous prions pour arriver à les retrouver le soir pour le bivouac de l’étape.

 

Nous sommes donc seules, et au détour de dunes un peu plus plates nous nous retrouvons nez à nez avec Alexandra, les filles viennent de se tanker et nous tentons une manœuvre risquée pour les sortir de leur trou où elles seraient sinon restées des heures !! ça marche ! finalement la journée est plutôt bonne… Notre voiture ne chauffe pas (il faut dire qu’on s’arrête toutes les demi heures, qu’aux balises on fait une pause de minimum 15 minutes…), et on arrive bientôt en vue de la balise… (attention la dimension spatio-temporelle n’est pas respectée : « bientôt » ça veut dire une heure ou deux hein…)

 

Marie prend un chemin un peu détourné pour éviter de se coincer dans les traces de toutes les voitures passées auparavant, c’est une vraie soupe. On arrive enfin et nous faisons accueillir par Bernard qui nous offre un sandwich foie gras, puis un manchego-jamon… aaaaah l’émotion !!

Arrivées à la balise on constate avec incrédulité que Nadia est passée au moins 2 ou 3h avant nous. Mais comment a-t-elle fait ?! On imagine le Barbie Racing volant au dessus des dunes, que rien n’arrête, traversant les crêtes les plus hautes avec légèreté, les cheveux de Fred au vent et Nadia au volant avec ses aviateurs… Oui, dans nos rêves le Barbie Racing est un 4x4 décapotable et ses deux occupantes ont dans le coffre matelas de plage, parasol et bières fraîches alors qu’elles rejoignent la plage… c’est bien ça, il fait trop chaud !!!

 

Anne-Laure aussi est là – mais comme c’est énervant comme on la quitte à une balise entrain de faire des photos « bye les filles à tout à l’heure ! » et quand on arrive au CP d’après elle est là pour nous dire « vous avez ABANDONNE les Paybox elles vous ont klaxonné vous êtes horribles »

Bouuuuuuuuuuh !!!

 

En chemin vers la balise suivante, la dernière dans les dunes (si je ne me trompe pas), nous retrouvons le cortège de tête de la course et nous sortons toutes ensembles de Merzouga, et voilà c’est fini pour cette année !!

Situation cocasse (loquace ?) à la sortie des dunes : nous regonflons les pneus à proximité d’un ryad dont les alentours sont investis par une dizaine de caravanes de français sexagénaires à moitié à poil qui se font bronzer sur les dunes. Je pense qu’ils doivent penser, comme nous d’eux : « C’est déplacé !»

Par Le Pari des Gazelles - Publié dans : Edition 2010
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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 05:27

Ayant passé la première balise commune à tous les parcours sable ou pas sable, les 179 doutent : elles, ne veulent plus faire les dunes : c’est trop haut, trop chaud, et elles pensent ne pas y arriver. N’ayant à ce moment-là plus une âme guerrière, je dois avouer que cet instant est l’étincelle qui nous fait repartir : Les filles ! Si vous faites le rallye sans faire les dunes vous allez le regretter ! On part ensemble, et on les fait ensemble, ok ? Vaillantes et pas revenues au rallye pour rien, elles disent ok. On s’engage. Et là on commence à bien trimer. Il fait une chaleur de bête et nous sommes elles et nous et c’est tout. Nous optons pour une stratégie de contournement d’un des monts de Merzouga pour ensuite nous enfiler entre 2 montagnes, ca devrait être plus facile. Il y a des traces de voitures de partout et on ne peut donc se fier à rien. Nous pensons être les dernières, abandonnées de toutes. Il fait une chaleur à mourir et on ne voit plus le relief car le soleil est au zénith, effaçant tous les reliefs et les transformant en une gigantesque couverture orange dont les crêtes et  creux ne se révèlent qu’au dernier instant.

Chaussée de mes chaussettes magiques Etam offertes par ma tante Mady à Noël il y a 3 ans (voilà vous connaissez désormais leur secret), casque sous le bras et bouteille d’eau en main, visage et bras badigeonnés de crème solaire, nous avançons Marilyne et moi devant les voitures pour éviter les mésaventures et les frayeurs… Mais cela prend beaucoup de temps et nous pensons prendre du retard sur les autres voitures… quand nous commençons à apercevoir les copines ! à droite, à gauche, loin dans les massifs, par ici Sophie et Céline, Emily et Wendy les américaines, par là Claire et Muriel posées avec élégance sur une dune escarpée, là Florence et Laurence qui désensablent en fumant noir… on aide qui on peut mais le sable est très mauvais et essayer de tracter les autres signifiera à plusieurs reprises s’ensabler à notre tour !!!

Claire et Muriel n’en peuvent plus : avec leur Isuzu elles se posent sur les crêtes… elles en sont à leur 6e ! rallye ? non, tankage ! elles perdent patience, et oublieraient presque le paysage à couper le souffle dans  lequel elles sont coincées dans leur galère. Et c’est vrai que c’est beau : nous sommes entourées de dunes, haut perchées, il y a des gamins nomades qui se sont joints à nous et assis à côté de nos pelles et sangles, patients et silencieux, attendent de nous voir repartir pour reprendre leur chemin. Mais comment font-ils ? il doit faire 35° ou plus, il n’y a pas de vent, et ils n’ont pas de chapeau ni d’eau… d’où arrivent-ils ?

 

On désespère de trouver la balise : on devrait y être, ils ne l’ont quand même pas perchée plus haut que ça non ? on continue, on tombera bien dessus… le doute nous assaille… Il y a tellement de traces de partout : les voitures partent elles de la balise, y vont-elles ou bien sont-ce d’autres voitures de touristes simplement… bouuuuuh ! Ne nous laissons pas influencer (ça le prouve une fois de plus), suivons notre cap, refaisons une triangulation, on doit être LA donc la balise doit être là à 100 m… allez courage les filles…

Et là miracle… la balise !! la balise la balise la baliiiiiiiise !!! On arrive dans un tintamarre de klaxons… Anne-Laure est là. On est assez heureuses d’être arrivées et je me dis que je peux donc offrir son cadeau d’anniversaire à Marie car notre bonne humeur est revenue : nous avons aidé plein de filles et nous sommes arrivées avec les Paybox jusque là alors que sinon elles n’auraient pas fait les dunes, et ça c’est le rallye aussi. Anne-Laure nous fait plein de photos et on est super contentes de la retrouver toujours avec son humour à deux balles et son appareil photo, qui donne envie de repartir de plus belle et nous file la patate.

 

Par Le Pari des Gazelles - Publié dans : Edition 2010
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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 05:25

Le jour des dunes de Merzouga, on appréhende toutes les deux, silencieusement. Pourquoi ? Parce que la veille, le radiateur a cassé et qu’on ne sait pas si les mécanos ont réussi à réparer, ils allaient amener le radiateur a Erfoud la veille pour le faire souder, mais le matin on ne voit pas Tony qui doit être parti dormir, et c’est bien mérité vu la casse à laquelle font face les mécanos toutes les nuits depuis le début du rallye.

 

On a aussi un peu peur car Marie pendant notre stage dans les dunes d’Essaouira il y a un mois n’était pas très à l’aise, bloquée par le Patrol long alors que la dernière fois on avait un court. De plus on avait eu assez de mal à monter les dunes pendant notre entraînement. Marie n’est pas rassurée alors qu’elle avait fait un premier rallye dans le sable qui restera marqué dans la mémoire de toutes celles qui ont pu suivre sa trace pour sortir de Merzouga et de Chegaga.

 

Hence… nous voilà parties dans les premières lignes. Cette année le parcours présente une difficulté de plus puisque les gazelles peuvent choisir entre trois parcours lors des étapes de sable : parcours facile sans sable (beaucoup de points de pénalité), parcours difficulté moyenne dans les dunes de taille moyenne (qui équivaut à l’habituel parcours et X) et enfin parcours extrême, nouveauté de plus au programme, qui amènera la plupart des concurrentes du haut du classement à se lancer à l’assaut des crêtes les plus hautes. Plus décidées que jamais à en profiter, nous arrivons au pied des dunes dans les premières voitures, et sommes rapidement rejointes par nos nouvelles amies Fabienne et Marilyne (179 – Paybox) qui nous ont tant aidé la veille avec notre radiateur.

 

Pour dégonfler avant de nous engager dans les dunes nous avons nos « petits trucs de james bond girls » qui ont été pré-réglés pour dégonfler les roues à 1kilo 100. Ainsi on dégonfle avec 2 et on en prête deux aux filles pour aller plus vite. Heureusement elles vérifient et on se rend compte que les dégonfleurs n’ont pas été bien réglés et qu’elles ont un pneu à 800g ! oups ! on sort donc le compresseur et on regonfle… pardon pardon !!

 

Fabienne nous demande si elles peuvent nous suivre, si Marie peut guider. Vas-y Marie !! Nous retrouvons doucement la sensation de surf, le bonheur d’être au pied de Merzouga en voyant le soleil se lever doucement, le sable changer de couleur, les dunes bien dessinées permettant encore une navigation facile… Mais le tanckage n’est pas loin ! Marie nous sort in-extremis de 2-3 dévers et évite quelques cuvettes qui sont certainement la pire trouille du pilote. Malheureusement alors qu’on essaie de prendre une crête un peu de travers on s’ensable en se déversant fortement sur la gauche, la voiture inclinée à 45°… pas de panique ! euh, si, panique… Marie doit venir m’ouvrir la porte (qu’elle tient avec fermeté n’est-ce pas Sophie…) et on se demande comment on va se sortir de là. Il faudrait sortir la pelle mais elle est à l’arrière droite de la voiture et on ne peut pas ouvrir cette portière car le poids est trop important avec cette inclinaison du 4x4, donc on pellette avec les mains et la pelle des 179. Bientôt un Zorro marocain arrive en mob et se pose juste au dessus de nous ; il s’empare de la pelle et se met à désensabler les roues avec frénésie, quel homme !! Première tentative de sortie : échec, nous nous ensablons de plus belle et encore plus inclinées. Il va falloir que les filles nous tractent par l’arrière, avec la grande pente sur le côté… Momo nous assiège de conseils avisés : il vaut mieux faire comme ça et comme ça, il faudra tourner les roues par là, il faudrait que tu la tires comme ci…

L’hélico tourne autour de la voiture comme s’il s’agissait d’un numéro de cirque, il commence à faire très très chaud et tout le sable qu’il nous envoie nous colle à la peau, on ne s’entend pas à cause du bruit des pales, grrrrrrr !!! ca doit bien faire une heure que nous sommes là et c’est épuisant.

Finalement Fabienne réussit à tirer Marie pendant que Marilyne et moi hurlons des ouiiiiiiii !!! de joie et nous remercions les filles… Marie reprend tout de même la tête de notre cortège. De tous les côtés des filles se tanckent, le sable est extrêmement mou. On a perdu beaucopu de temps et les conditions sont déjà nettement moins favorables pour l’anticipation en conduite.

 

Nous arrivons à la première balise, déjà crevée… et c’est là que je me rends compte que ma poche a laché et que j’ai perdu la feuille de route pour la deuxième fois. Marie est dépitée, et moi j’ai tellement honte que je me dis qu’on va peut être arrêter le rallye. Comment Marie pourra encore me faire confiance ? je sais qu’elle me connaît mais je me dis que là ma désorganisation a dépassé toutes les limites et qu’elle doit en avoir marre de payer pour mon immaturité…

Heureusement, des orgas sont là, et alors que Ludo s’énerve dans la radio du PC course parce que c’est vrai que je suis un peu une incapable, un orga me dit : bon ben écoute. Maintenant tu fais plus le rallye pour gagner alors profitez-en, et oublie-ça.

Je retourne à la voiture. J’ose même pas regarder Marie tellement je sais que tout ce qu’elle pourrait me dire serait justifié. Je lui dis « bon, de toute façon, maintenant, autant qu’on oublie et qu’on en profite ». Et Marie me dit « ok ». et c’est tout. Et on repart. Alors que c’est le jour de ses 25 ans, qu’elle a voulu qu’on refasse le rallye ensemble et que comme moi, elle voulait qu’on gagne, et que je viens de perdre le 3e jour du rallye ma deuxième feuille de route.

Par Le Pari des Gazelles - Publié dans : Edition 2010
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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 18:56

Une histoire sympa maintenant ! eh oui comme vous savez tous comme vous avez bieeeeen suivi le site du rallye pendant le rallye des gazelles, il y avait cette année un équipage masculin sur le rallye, sponsorisé par Isuzu TV, la voiture 199 !!

L'idée était que les premiers fassent le prologue + les 2 premières étapes du rallye ; qu'ils soient ensuite remplacés par 2 anciennes gazelles (en les personnes de notre chère Aude Barreau (aka madame pâtes au pistou) et sa gazelle) qui feraient l'étape marathon + une étape, et qu'enfin elles seraient remplacées par 2 autres gazous qui feraient la fin du rallye (une étape d'une journée + dernière étape marathon).

 

La première équipe masculine : David Casteu, pilote moto qui officiait comme pilote. Eric Loizeau, navigateur de bateau, devenu pour l'occasion navigateur de voiture. Lorsque nous avons cassé, à la deuxième étape, nous étions désespérées car nous avions opté pour une stratégie fructueuse jusqu'alors : au début prendre toutes les pistes pour gagner du temps, aller le plus rapidement possible jusqu'à la 5e balise. Prendre beaucoup d'avance, ce qui allait nous permettre de faire les dernières balises au cap en prenant notre temps et l'assurance de toutes les avoir pour ne pas prendre de points de pénalité. 

Pourquoi avions-nous opté pour cette stratégie : ce jour-là l'étape se déroule au sud de Boudenib, des plateaux gigantesques mais traversés par des oueds dangereux très très profonds donc : une étape de navigation pure, avec des pièges puisqu'une fois sortie de l'oued, tu sais plus exactement où tu es ressortie par rapport à ton cap, et en même temps dangeureux en conduite puisqu'il y a quelques cailloux bien aiguisés... mais en gros si tu te plantes en navigation, impossible de te repérer car il n'y a aucun point de repère.

En regardant le roadbook, avec ses balises et son temps de parcours, on voyait qu'il y avait de très grandes distances à parcourir, et 8 balises à taper dont la 5 très très loin, ce qui équivalait à une étape de 11h50... en partant à 6h du mat et en étant très optimiste, ca voulait dire qu'on attrapait la dernière pile à l'heure... 

 

Maaaaaaais le sort en avait décidé autrement... Ainsi donc nous arrivons à la Balise n°5, premières de notre groupe, et nous en sommes convaincues (quoi la confiance), nous avons pris de l'avance, et alors que je sors pour prendre le cap, j'entends un bruit, comme quelqu'un qui fait pipi contre la voiture... je me tourne et là, cauchemar, le liquide de refroidissement coule sous le capot abondamment... le même liquide vert fluo qui s'échappait lorsque nous avons cramé sur l'autoroute de Tanger.

Euh Marie, je crois qu'on a comme un problème là... Tu sors 2 secondes ? 

Olalalah... Marie, meilleure en 4x4 que moi, me sert sa pire tête ; "dis is not good my friend". Malgré mon inépuisable optimiste qui peut à la longue être très irritant j'imagine, je vois bien à la mine de Marie qu'elle est vraiment inquiète. En passant sous la voiture elle essaie de trouver d'où vient la fuite, elle a du liquide partout sur les manches, le visage, le pantalon, ça coule, ça coule, ça ne s'arrête pas... comme enseigné par Maienga on sort un sac plastique pour récolter le liquide et qu'il n'aille pas dans la terre.

"Je vois la fuite" dit Marie. c'est une des 2 fixations du bas du radiateur qui a cédé, et le liquide s'écoule par là. On essaie de reboucher le trou avec ce qu'on a, gaffeur, rilsans*, scotch, mais rien n'y fait, tout cède... on commence à desespérer et le pointeur a côté de nous aimerait bien nous aider mais il n'y a rien à faire... nous sommes en plein soleil il doit être 10-11h du mat, nous sommes toutes les deux collées par la sueur et le liquide de refroidissement, et ça y est il n'y a plus d'eau dans le radiateur, quand tout à coup... on entend arriver une voiture "aaaah cool, on va pouvoir demander aux filles si au moins elles ont un truc pour colmater la fuite"...

et quand "les filles" arrivent... ce sont en fait les garçons ! aurait-on pu être plus heureuses qu'à ce moment-là ?? 

En deux minutes on leur explique le problème, et David, notre motard, nous dit qu'il faut appeler l'assistance. Fortes des points de pénalité que nous avons pris la veille, on lui dit qu'il est hors de question qu'on fasse ça et qu'on veut réparer nous même pour ne pas se prendre les points... "bon, ok... dans ce cas, il faut démonter".

Marie pendant ce temps, part avec Claire (M+FGirbaud) à sa voiture, les filles étant sur le même parcours que les gazous, et ayant échoué elles aussi à notre balise, mais ayant cependant parcouru "2km" à pied pour ne pas faire de kilomètres en trop si ce n'était pas leur balise. Bonne opération puisque ce n'est effectivement pas la leur. Elles sont avec Corentine et Florence qui elles peut être auront du colmateur. 

Je reste avec David avec qui nous démontons le radiateur à l'aide d'une grosse pince... Je mets assez longtemps à comprendre ce qu'on va faire exactement et suis rassurée d'avoir un pro comme lui à notre secours "il faut qu'on fasse passer le ventilateur du chauffage sur le radiateur ?" "mais non... on va blablablabla" "ah d'accord, en fait on va faire... c'est ça ?" "non non, t'as pas compris..."

Marie n'est pas là, David se tourne et me dit "tu n'oublies pas tout ce qu'il faut remettre en place une fois que tu remonteras le radiateur, d'accord ?" oooooooooh punaise... alors... je défais les vis, j'ai mis les deux cales en arrière faudra pas les oublier, avec les goujons + anneaux en plastique... il y a DEUX durites à remettre... ne pas oublier de serrer les colliers de serrage, 2 sur chaque... everything under control... remettre les capteurs de température, bien enclencher le radiateur dans les cales...

bref  on démonte tout, le radiateur est au sol, et c'est le moment que choisissent les canadiennes pour arriver... ah nos chères canadiennes Marie-Christine et Sandra (107) et elles sont tellement bien équipées !!! Colmateur, mais bien sûr qu'elles ont ! et brosse à cheveux de fer pour nettoyer la peinture et bien nettoyer autour du trou pour qu'on puisse faire une SOUDURE A FROID qui tiendra le coup... oui c'est bien une soudure à froid. avec de la pâte qui devient dure comme du béton. merci les filles !!

c'est un peu comme si on faisait une opération chirurgicale sur un petit vieux (le radiateur a déjà bien vécu selon David) : d'abord on nettoie bien la plaie autour de la fixation du radiateur, on enlève toute la peinture pour que le fer soit "à vif", ensuite le Doc dit "pince", "pate", "chauffe plus"... Et Jean-Claude le caméraman qui comme par miracle nous a trouvés et filme tout "vas-y Clémentine, dis-le qu'on a toujours besoin d'un homme"

Avec la salive, la pâte durcit. "tu laisses sécher, et tu remontes le radiateur, ok ?" Il a tellement confiance en moi que je me dois de répondre "oui" avec assurance. Merci les gars, nous ne vous remercierons jamais assez ! Sans vous c'était l'assistance !!

Les 179 sont arrivées, les Paybox : Fabienne et Marilyne... Marie, elle, n'est toujours pas rentrée... Jean-Claude : "Clémentine, ça fait combien de temps qu'elle est partie Marie ?" "eeeeuh... c'est vrai que ça commence à faire long..." Le pire, c'est que comme le radiateur sèche, il est impossible d'aller chercher Marie avec la voiture ! Je commence à m'inquiéter et envoie les organisateurs en éclaireurs...

Vingt minutes plus tard, alors que nous venons de réparer le radiateur et de le remettre en place avec Fabienne et Marilyne devant la caméra de Vox Africa, Marie réapparaît, épuisée, partie depuis une heure, la voiture était en fait garée beaucoup plus loin que ce qu'avait dit les filles, et elle a vraiment eu chaud et peur (c'est la canicule, et il n'y a pas de vent).

"Marie, c'est bon ! on peut repartir, c'est réparé !! on peut continuer le rallye !" Une fois remises de nos émotions (enfin surtout Marie qui a cru qu'elle allait finir sécher sur une pierre en plein Boudenib), on décide de se remettre en route ; toutes les filles sont parties ou presque.

On calcule rapidement : on peut encore taper toutes les balises si on la joue bien. et c'est parti. avec un arrêt tous les 15-20km pour faire refroidir le moteur, on a toutes les fois peur de vérifier si notre réparation tient... et elle tient. Résultat, on top la balise 6 en premières ex-aequo avec un autre équipage !!! incroyable !!

On fonce à la 7, n'en revenant pas de notre chance. Pas le temps de prendre notre temps on décide de descendre à la 8, suivant la route jusqu'à la bifurcation que nosu avons empruntée le matin même pour cette fois prendre une piste que je connais pour nous avoir causé pas mal de misères avec Sophie...

Très bon choix, on reste bien sur les pistes, en duo avec les Nudant... quand tout à coup Marie dit la phrase qui nous hante tout le rallye : "on chauffe." On s'arrête, les Nudant s'arrêtent derrière nous, alors que nous sommes à 10 km de la balise, à 30 minutes de la fermeture... les filles nous donnent leur eau pour notre radiateur et filent. Nous décidons de renoncer à la dernière balise pour sécuriser notre retour au bivouac et assurer un futur à notre troisième coéquipière... Il doit y avoir une piste à un ou deux kilomètres, qui traverse le massif montagneux et qui nous ramène droit au bivouac. On la trouve, soulagement, il fait encore jour et nous pouvons rentrer doucement. Mais la piste est en fait un cauchemar : certainement pas empruntée depuis de nombreuses années, les traces n'existent plus que par le poids que les pneux ont exercé sur les pierres qui se sont donc enfoncées dans la terre. des pierres énormes, des pavés, des dalles, des formes coupantes, des montées presque en escalier... nous qui avons peur de pousser la voiture c'est le pire des scénarios possibles... Il est impossible de faire demi tour car nous sommes sur des chemins de montagne et tout est très rocheux. Je passe devant à pied, très inquiète, et Marie gère derrière sans paniquer... Arrivées tout en haut de la montagne, nous nous retrouvons dans la "descente de la mort"... ça doit être une descente à plus de 90°, et on aperçoit au fond le bivouac. Le supplice !!

Une fois en bas, on reste sur les pistes et on arrive, sans la balise 8 mais saines et sauves, au bivouac. 

 

*je sais pas vous dire combien de temps j'ai cherché le mot "rilsan" sur internet, ca me rappelle l'histoire du "silent block" ou "cylindre bloc" qu'on avait cassé avec sophie... et on savait pas si c'était l'un ou l'autre !!

Par Le Pari des Gazelles - Publié dans : Edition 2010
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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 18:47

Bonjour a tous et à toutes, un bien ennuyeux récit à vous compter mais... il faut le faire !

nous avons fait préparer notre voiture par Outback Import Maroc, via notre sponsor.

Ce qui s'est passé, c'est que les voitures qui ont été préparées étaient vieilles et qu'elles n'ont pas tenu le coup :

- la notre : le moteur a mystérieusement lâché sur la route en allant à Tanger (il avait été remplacé la semaine d'avant par un moteur neuf pour une raison inconnue), et le gérant d'outback nous a dit que c'était parce que nous avions roulé "en 3e au lieu de 5e" (pardon ?) puis "à plus de 3500 tours"...
Sous la pression, le gérant a fait réparer la voiture par son équipe de mécanos pendant la nuit, mettant cependant en doute à un jour du départ la possibilité pour nous de prendre le départ...
Moi qui avais commencé à me plaindre et à émettre des doutes quant au professionnalisme de cet homme je m'en suis voulue quand il m'a menacée sur le parking à Tanger avant les vérifications techniques : "tu vas arrêter de dire qu'on a pas fait du bon boulot... tu sais pas ce que je peux faire quand je suis en colère, je peux être dangereux... tu m'as pas vu énervé""si j'ai pas envie que vous le fassiez..." puis, comme j'essayais de le calmer (fallait quand même partir au rallye !!), il a dit à son mécano "bon allez tu démontes tout"

Pendant le rallye : à la deuxième étape, alors que nous étions très très bien parties, le radiateur s'est déboîté car les attaches étaient vieilles et avaient vécu et avez déjà été ressoudées une ou plusieurs fois.
Il était mal fixé et nous avons donc décidé de le réparer en faisant une soudure à froid pour ne pas faire appel à l'assistance : nous avons perdu 2h à ce moment-là. Nous avons ensuite réussi à rattraper tout notre retard et à taper toutes les balises, mais en allant à la dernière le moteur a chauffé et nous avons donc du rentrer au bivouac.
La 3e étape, étape marathon, nous avions peur et nous arrêtions toutes les demi heures pour refroidir le moteur. Ce soir-là nous avons vidé un premier bidon de 20L dans le radiateur qui était quasi vide.
Le 2e jour de l'étape marathon idem, nous nous arrêtions toutes les demi heure, mais le radiateur a lâché à un autre endroit. Nous avons vidé un bidon d'eau entier puis avons du renoncer aux dernières balises car nous n'avions plus d'eau et risquions de serrer le moteur.
Les jours suivants, nous avons du toujours nous arrêter pour refroidir le moteur et roulé avec le chauffeur pour utiliser tous les canneaux d'aération !


Lorsque nous avons rendu la voiture au fameux loueur, il a eu l'audace de nous dire (preuve qu'il avait bien compris le principe du rallye) : "de toute façon j'ai regardé votre classement vous auriez jamais pu faire un podium vous n'avez jamais fait mieux que 9e"

Voilà ! ce n'est jamais agréable d'avoir à partager une histoire comme celle-ci... je pense que pas mal de gazelles ont vu ce que nous avons vécu et c'est très très dur d'accepter de renoncer au classement à cause d'une voiture mal préparée !!

Tout comme Flo et Laurence qui ont aussi loué chez Outback Import et eu des galères certainement bien pires que les notres, nous aurons vécu pas mal avec les supers mécanos et leur gentillesse, et pleuré dans les bras de beaucoup d'orgas =D

Quel dommage d'avoir à faire un récit comme celui-ci ! il faudra cependant souligner que tous les sponsors que nous avons eu jusqu'alors sont des gens avec qui nous avons eu des relations respectueuses et extrêmement professionnels, basées sur une confiance mutuelle.

Par Le Pari des Gazelles - Publié dans : Edition 2010
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 19:17
Je tiens à remercier Laetitia qui a eu la gentillesse de me passer l'info:

Elle a eu Sophie au téléphone qui a pu confirmer les donnes que voici:

Les premières sont nos grandes amies de l'équipage 125:
Claudine et Christine qui ont fait un parcours exceptionnel.

125.png

Les 2èmes, l'équipage 162

Image 3-copie-3

Les 3èmes, l'équipage 105

105

Les 4èmes, les 4émeuh, elles sont 4émeuh, le Bolidef 167 de Sophie et Céline

BoliDEF-167.png

Les 5èmes, Pépère Barbie 133, Nadia et Fred

Pepere-Barbie-133.png

Les 11èmes, les Courageuses 166, Clémentine et Marie.

Courageuses-166-copie-1.png

J'ai été vraiment heureuse de passer mes journées à vous surveiller les filles et faire des tonnes de saisies d'images pour essayer de comprendre qui faisait quoi.
J'ai été bluffée par la qualité de vos parcours, même si parfois il y avait un peu de patauge dans ce que je voyais.

J'ai été bluffée par le blog de ton Papa Céline et je le remercie ainsi que ta soeur pour m'avoir donné de vos nouvelles, car même les premiers jours avant suppression des tel, je n'ai pas vraiment été aidée... et je remercie Laeticia (avec qui nous échangions nos émotions du soir..entre autres membres de vos divers fan club)de m'avoir transmis les infos de Sophie..

Bravo Sophie et Céline: je pense que chez les Gastine, c'est l'euphorie générale et que Isa doit  pleurer de joie.
Bravo Nadia et Fred: Pépère Barbie a eu moins de pannes et de kilomêtres en pénalités qu'en 2009 et probablement un meilleur binôme...
Bravo Clémentine et Marie: vos retrouvailles confirment votre potentiel.

Merci de m'avoir fait revivre le Rallye de ce côté: je l'ai trouvé bien agréable, très prenant, stressant, excitant.
Il suffisait de taper toutes les filles connues, essayer de comparer les parcours et là...ça prenait des heures...

J'ai repensé à mon vécu du 2009...
Je dois vous avouer, mes trippes me faisaient mal.

Je tire donc ma révérence sur ce blog et laisse leurs propriétaires le reprendre en main.

Je vais m'occuper de ma vraie vie un peu abandonnée ces jours ci.

Par Paty depuis Sicile - Publié dans : Edition 2010
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  • Le Pari des Gazelles - 1 équipage pour le Rallye Aïcha des Gazelles 2012
  • : Cette année, 5 ans après sa création en 2007, le Pari des Gazelles sera représenté par l'équipage 223 : Nadia et Fred !
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